800 km en solitaire de Saint-Brévin-les-Pins à Biarritz
L'été dernier, Josselin s'est lancé le défi de rejoindre Biarritz à vélo depuis la Bretagne tout en télétravaillant et bivouaquant !
Retrouvez les photos de Josselin sur son compte Instagram :
Les chiffres clés de mon aventure :
11 jours de vélo sur La Vélodyssée
55 km par jour en moyenne
3 régions / 7 départements
70 heures de télétravail
8 bivouacs
1 rencontre avec un sanglier
C'est après 3 étapes de vélo au départ de Lorient (via Muzillac, Mesquer et la navette pour traverser le pont de Saint-Nazaire), que Josselin a rejoint La Vélodyssée à Saint-Brévin-les-Pins. Voici le détail de ses étapes sur La Vélodyssée.
Jour 1 : Saint-Brévin-les-Pins > Les Moutiers-en-Retz 40 km
De bon matin, j’ai pédalé sereinement entre Saint-Brévin-les-Pins et la Pointe Saint-Gildas en passant par la commune au drôle de nom : Saint-Michel-Chef-Chef. Contrairement aux 3 premiers jours d’aventure, les panneaux d’indications sont très nombreux et les voies sont presque exclusivement réservées pour les cyclistes, quel bonheur !
Je crois que la portion entre la Pointe Saint-Gildas et Pornic a été l’une des plus belle de l’ensemble de ces 2 semaines. Sous un soleil rayonnant, les petites plages paradisiaques se succèdent et détiennent chacune un charme fou.
En début d’après-midi je me suis installé dans un café du paisible centre-ville historique de Pornic pour télétravailler et y recharger mes batteries.
Pour conclure la journée, j’ai continué à longer la côte jusqu’au moment de trouver un spot sympa pour poser la tente. C’est à proximité de Les Moutiers-en-Retz que le destin a décidé de m’arrêter pour terminer cette 4e étape.
Après avoir installé mon bivouac, j’ai pu profiter d’un sublime coucher de soleil avec les cabanes à Carrelet.
Jour 2 : Les Moutiers-en-Retz > Saint-Gilles-Croix-de-Vie 60 km
En route vers la Vendée ! J’ai rejoint la ville de Beauvoir-sur-Mer le matin avant de commencer à travailler. Une insertion dans la Vendée matinale au combien agréable à travers les marais autour de Bouin.
Lors de mon passage à la Barre-de-Monts, je suis allé à la rencontre de Monsieur le Maire qui tient une épicerie historique avec des produits locaux, la cave du Moulin. Il se trouve que ce monsieur est un oncle éloigné que j’ai rencontré pour la première fois à cette occasion. Je vous recommande de tout cœur leurs produits.
En fin de journée, j’ai continué ma route en parcourant, toujours sur une somptueuse piste cyclable, Notre-Dame-de-Monts puis Saint-Jean-de-Monts jusqu’à Saint-Gilles-Croix-de-Vie.
J’ai encore cette fois pu abuser d’un magnifique coucher de soleil sur la plage au sud de la ville. J’ai néanmoins eu quelques difficultés à installer ma tente car la nuit commençait à tomber sérieusement. Néanmoins, la nuit fut très paisible derrière les dunes.
Jour 3 : Saint-Gilles-Croix-de-Vie > Les Sables d'Olonne 30 km
Petite étape de 30 km de bonheur avant de retrouver les copains du lycée aux Sables-d’Olonne pour un week-end surf / paintball / palet breton !
Sur cette portion, j’ai eu la chance de rencontrer un joli troupeau de vaches blanches. Des rencontres qui font toujours plaisir pour commencer la journée !
Après une pause dans la forêt de Brem-sur-Mer pour télétravailler, j’ai retrouvé les copains le midi où nous avons mangé d’excellentes galettes à la crêperie La Pendule en bord de mer aux Sables-d’Olonne.
Jour 4 : Les Sables d'Olonne > L'Aiguillon-sur-Mer 55 km
Après 2 jours de repos, retour sur la bicyclette pour continuer la baroude ! Ce début de cette étape a été marqué par une petite pluie fine qui m’a permis de prendre de la vitesse le long de cette côte Atlantique. Les paysages étaient encore une fois très intenses sur cette partie. Je me suis même permis un petit stop sur la plage de Longeville-sur-Mer.
Pour télétravailler l’après-midi, je me suis installé à côté de l’église de la Tranche-sur-Mer.
Avec mon meilleur ami d’enfance, nous avons en fin d’après-midi dégusté quelques douceurs locales à la Cave du Phare.
Afin de profiter des derniers rayons du soleil, j’ai déroulé encore quelques kilomètres pour poser ma tente un petit peu après l’Aiguillon-sur-Mer. Cette fois, des légers nuages ont accompagné le coucher de soleil quotidien, ce qui l’a rendu encore plus beau que d’habitude.
Jour 5 : L'Aiguillon-sur-Mer > La Rochelle 45 km
Changement de région, changement de département. Après avoir traversé la Sèvre Niortaise, j’arrive dans le département de la Charente-Maritime en région Nouvelle-Aquitaine.
De manière générale, j’ai eu beaucoup de chance sur la météo mais je me souviens qu’il faisait particulièrement chaud ce jour-ci. Cela ne m’a pas empêché d’aller découvrir quelques instants la charmante église d’Esnandes ainsi que la Maison de la Baie du marais Poitevin juste en face. C’était clairement les petites pépites de la journée !
Tout en poursuivant ma route sur la Vélodyssée, j’ai rejoint La Rochelle en fin de journée pour conclure cette étape. J’ai cette fois dormi dans le camping municipal de La Rochelle pour pouvoir profiter de l’authentique centre-ville de la Rochelle et de son beau port.
Jour 6 : La Rochelle > Cabariot 60 km
Ce début d’étape a été splendide ! Le long de la côte, une piste cyclable parfaite, je me suis encore régalé très tôt dans la journée. Avant de commencer le travail, j’ai pédalé tranquillement entre 8h et 09h30 jusqu’à Châtelaillon-Plage. Je n’ai pas pris le temps d’en déguster mais cette station balnéaire est réputée pour la qualité de ses glaces.
Durant la pause du midi, j’ai rendu visite à mon parrain qui habite à Saint-Laurent-de-la-Prée et qui tient de superbes chambres d’hôtes.
J’ai très vite repris la route pour parcourir la magnifique ville de Rochefort et sa Corderie Royale.
En fin de journée, j’ai poursuivi ma route jusqu’à Cabariot où j’y ai posé ma tente pour une nuit au cœur de la Charente-Maritime.
Jour 7 : Cabariot > Royan 50 km
Pour cette dernière étape en Charente-Maritime, quel bonheur de commencer la journée en roulant sur la magnifique voie verte sur l’ancienne voie ferrée avec notamment un magnifique pont suspendu qui surplombe la Charente.
Il faisait encore une fois très chaud ce jour-ci. Je ne vous cache pas que j’ai dû parfois y faire tomber le t-shirt.
J’ai pu poser ma tente à proximité de Royan près d’une très belle plage isolée pour admirer encore une fois un magnifique coucher de soleil ainsi qu’une bonne douche dans l’estuaire de la Gironde.
Jour 8 : Royan > Lacanau 75 km
L’objectif ce matin était de traverser la Gironde en bateau. J’ai donc à la première heure rejoint le port de Royan pour effectuer cette fameuse traversée.
Une fois à le Verdon-sur-Mer, me voici lancé dans les premières forêts de pins.
Je me suis très vite installé à côté de la rayonnante Basilique Notre-Dame-de-la-fin-des-Terres de Soulac-sur-Mer pour télétravailler.
Durant la pause déjeuner, j’ai pu prendre pas mal de vitesse sur ces magnifiques pistes cyclables jusqu’à Hourtin Plage. Puis, sur la fin de journée, le festival des forêts de pins s’est intensifié jusqu’à Lacanau Océan.
Jour 9 : Lacanau-Océan > Mimizan 110 km
Nous sommes samedi et je n’ai pas besoin de télétravailler ce week-end donc on va tenter de faire un peu plus de kilomètres sur ces deux étapes. J’ai tout d’abord repris ma route dans les forêts de pins jusqu’au Cap ferret. Je n’ai pas contourné le Bassin d’Arcachon car j’ai pris une nouvelle navette en bateau pour rejoindre Arcachon et admirer la dune du Pilat depuis l’eau. Une fois déposé par le bateau, j’ai fait une pause incontournable à la dune du Pilat. Quelle merveille nous avons dans notre pays !
Une fois la contemplation terminée, je me suis élancé vers Biscarosse pour y découvrir toutes ses facettes. En effet, il y en a pour tous les goûts par ici. J’ai tout d’abord pu découvrir Biscarrosse Plage, puis Biscarrosse Lac et enfin Biscarosse ville. J’ai été émerveillé par la diversité des paysages sur cette partie ainsi que la diversité des activités que nous pouvons y faire.
Après 12 jours d’aventures, je me sentais vraiment bien sur le vélo donc j’ai déroulé les kilomètres jusqu’à Mimizan où j’ai pu bivouaquer paisiblement au bord de l’étang d’Aureilhan. 110 km de bonheur sur cette étape, la plus longue de l’aventure.
Jour 10 : Mimizan > Capbreton 80 km
Tout s’est parfaitement déroulé jusqu’à la nuit dernière où un animal est venu me rendre visite vers 3h30 du matin. C’est effectivement ma plus grande frayeur de ce périple. J’ai senti des pas très lourd proche de ma tente à tel point que ces pas m’ont réveillé. J’étais tellement fatigué après chaque étape que je dormais généralement très profondément. J’ai également entendu un bruit de respiration profond bien différent de celui d’un humain. Je l’entendais de plus en plus fort. J’ai paniqué mais j’ai pu vite créer un stroboscope avec le flash de mon téléphone.
Dès l’activation de ce dispositif, le supposé sanglier s’est échappé très vite. J’ai par la suite recherché bêtement sur Google “animaux dangereux en France”. En réalité, il faut savoir que dans 99,99% des cas, les animaux en France ont peur de nous. Le sanglier devait juste s'interrogeait sur cette forme étrange (ma tente) dans son environnement.
J’étais rassuré lorsque le soleil s’est levé. En route vers le CapBreton ! Ce dimanche était d’une fluidité rare. Le festival des forêts de pins était toujours omniprésent. A l’ouest de Léon, j’ai fait une belle pause pour découvrir quelques spots de la réserve Naturelle du Courant d’Huchet. L’après-midi, j’ai traversé Messanges et la ville de Vieux-Boucau-les-Bains avant de terminer ma journée de vélo au CapBreton. J’ai forcément pu admirer les belles vagues d’Hossegor et ses surfeurs. Au CapBreton, j’ai pu profiter de la plage et de l’océan avec des amies et savourer une nouvelle fois le coucher du soleil.
Jour 11 : Capbreton > Biarritz 30 km
Une courte mais intense étape en ce lundi matin pour conclure cette folle aventure.
Au lever du soleil, j’ai pu rejoindre l’agglomération de Bayonne par de jolies pistes cyclables avant de commencer une nouvelle semaine de télétravail chez un ami qui habite Biarritz.
Lorient - Biarritz, en vélo, en solitaire, en bivouaquant, en télétravaillant pendant 2 semaines, ce n’est pas rien. Je me suis lancé ce défi début juillet et je suis si fier d’avoir pu le réaliser. Tout en étant productif, j’ai pu admirer des paysages extraordinaires de notre côte Atlantique. Un parcours à la portée de tout le monde que je recommande de tout cœur à faire seule ou avec une belle équipe !